Je voulais pas, j'ai cru pouvoir m'empêcher de tomber amoureuse, j'ai même cru réussir et puis...Et puis papillons dans le ventre, coeur qui bat trop vite, besoin immense de tes bras, nuit trop difficile à passer sans toi, larmes sur mes joues lorsque les heures sans toi me paraissent trop longues, sourires niais, bisous dans le cou, nuit dans tes bras, réveil à tes côtés.Toi, Toi, Toi et Nous. Nos photos, nos sourires, nos regards complices, nos discussions, nos mots doux. Nous, Nous et toujours Nous.

Je voulais pas, j'ai cru pouvoir m'empêcher de tomber amoureuse, j'ai même cru réussir et puis...Et puis papillons dans le ventre, coeur qui bat trop vite, besoin immense de tes bras, nuit trop difficile à passer sans toi, larmes sur mes joues lorsque les heures sans toi me paraissent trop longues, sourires niais, bisous dans le cou, nuit dans tes bras, réveil à tes côtés.Toi, Toi, Toi et Nous. Nos photos, nos sourires, nos regards complices, nos discussions, nos mots doux. Nous, Nous et toujours Nous.

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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 09:30

The Fray- Over my head

“Over my head, over my head »

Je suis tombée amoureuse de cette chanson en février. Le 3 février exactement. La première fois que je me suis retrouvée derrière le comptoir de McDO, ce premier jour où le stresse était tellement important que c'est cette chanson qui m'a calmé. Je me rappelle exactement de ce moment précis où elle s'est déclenchée, juste après la chanson d'Avril Lavigne, juste au moment où mon premier client m'a dit bonjour. Je n'ai pas tellement de souvenir de ce premier jour et j'en suis déçue, parce que c'est un jour assez important pour moi, mais je suis heureuse de me souvenir de ça, de cet instant où mon c½ur était au bord de l'explosion et que cette voix m'a aidé à tenir le coup. Depuis ce 3 février j'ai du l'entendre dans ce même endroit au moins une bonne centaine de fois, mais je ne m'en lasse pas. Et le peu de fois qu'elle passe maintenant, j'ai ce sourire impossible à effacer, j'ai le c½ur qui fait un bond. Pourquoi je vous en parle ? Peut-être parce que ce soir, pour la première fois depuis bien trois semaine, elle est repassée et elle m'a fait sourire alors que ça n'allait pas. Elle m'a fait relever la tête de la table que j'étais en train de nettoyer, elle m'a fait croiser le regard de Mélissa et une fois de plus j'ai souris. D'abord par habitude, puis plus tristement quand je me suis rendu compte que je vais bientôt quitter cette grande famille que je me suis faite. Je me plains souvent du McDO, et encore, c'est toujours quand j'y suis, mais je l'aime ce McDO, j'aime les gens avec qui je travaille, j'aime cette ambiance du mercredi soir, j'aime être aux frites et jouer le reporter du journal télévisé, j'aime manquer de tomber en me rattrapant dans une pirouette qui me fait mal au dos, j'aime les sourires des gens qui viennent presque tous les jours à ma caisse, j'aime les visages exaspéré de mes collègues quand je leur raconte une blague pas drôle, j'aime le « tu déchires » de Steeve quand on a fini un Rush de malade et qu'il est fier de moi, j'aime les fous rires avec Mélissa, les discussions avec Jérôme, les délires sur Dr House avec Naïssat, les batailles de salade avec Alain. J'aime me rappeler de mes débuts, de ce stresse dans ma voix, des gens qui me souriaient en me disant de m'accrocher. Je me souviens de ces soirs où je rentrais en pleurant, en voulant tout abandonner et en me disant que je ne devais pas. Je me souviens des conséquences des heures supplémentaires le lendemain matin, des coups de gueules, des disputes sur jouées avec Sabrina. Je me souviens de tellement de choses que ça me fait peur. Comment est-ce que je vais m'en détacher de tout ça ? Je n'ai pas la réponse. J'ai peur de ce dernier Shift, j'ai peur de ce dernier Rush, de la Sauce que je vais me prendre en partant, des pleures que ça va déclencher chez Mélissa. J'ai peur de ne pas pouvoir m'empêcher de rester jusqu'à la close, juste pour me dire que j'en aurais profité jusqu'au bout. J'ai peur de tout ça, parce que j'ai peur de ce qui m'attend, j'ai peur de ne pas retrouver tout ça, de tout perdre une fois que j'aurais passé la porte. Ma mère me dit que j'ai pris ça à c½ur et que c'est super, mais j'aurais eu moins de mal à m'en aller si je n'avais pas retrouvé une famille en entrant dans celle déjà grande de McDO. C'est peut-être ridicule pour certaines personnes, mais croyez moi, c'est tout simplement impossible de trouver autant de gens à la fois que vous aimez presque instantanément, c'est difficile de s'imaginer à quel point il est dur chaque soir de s'en aller avant votre chouchou, à quel point c'est difficile de résister à attendre une heure de plus juste pour partager un repas trop calorique avec son manager préféré, c'est difficile d'imaginer à quel point les open sont vraiment géniales avec Romu, difficile de croire que l'on puisse apprécier courir partout en répétant une danse que chaque personne effectue plus ou moins à la perfection. Mais oui j'aime ça, j'aime ça à la folie. Je rentre parfois en pleurant de stresse, de fatigue. J'ai mal partout, j'ai rarement envie d'y aller, mais quand j'y suis, bon sang ce que je suis bien. Je suis une des rare nouvelles qui depuis février reste autant. On voit souvent des gens venir, puis s'en aller. J'aurais pu m'en aller dès le premier mois, mais je suis restée avec l'espoir que tout irait bien, et c'est le cas. Tout va bien. Je m'amuse, je souris, je m'énerve, je pleure mais au fond j'aime tellement ça, que si jamais je devais revenir de Londres plus tôt que prévu, c'est dans ce petit McDO mal placé que je reviendrais, pour servie des Wesh qui me tutoient comme si je les connaissais depuis des années, ce serait pour retrouver mon client dont je n'ai plus besoin d'écouter la commande, ce serait pour retrouver mon couple gay chéri, mon chouchou et sa vieille copine, mes drogués du dimanche soir, mon client au doigt tordu, le couple qui se bécote sur les banc du McDO, la fille qui ne sourit jamais, les anglais du Bourget, les équipiers qui squattent le McDO. Ce serait pour eux que je reviendrais, mais pour moi aussi, parce que je m'y plais, je m'y sens bien et je ne peux m'empêcher d'avoir la gorge serrée en écrivant tout ça. Alors oui, j'emporterais cette chanson dans mon mp3 pour que quand j'aurais un coup de blues à Londres, que j'aurais le mal du pays, je me rappelle de tout ça, que je n'oublie pas ces longues soirées qui passent à une vitesse impressionnante, j'écouterais cette chanson le soir dans mon lit en pensant à eux, je me souviendrais de cet accueil, des ces bras qu'on m'a ouvert, de toutes ces personnes que j'ai rencontré, que j'ai aimé, que je n'oublierais sûrement jamais. Mais je vais m'arrêter ici, avant de me faire pleurer toute seule, je vais écouter une dernière fois cette chanson ce soir et je vais tout simplement me dire qu'il me reste encore des tas de rush, des shift énorme, des midis avec Rodolphe, des soirées avec Mélissa, des tas de big mac à manger, des tas de « Laura tu dépointes », des tas de bisous avec Fahra. Et je vais sourire une bonne fois pour toute.

« Over my head, over my head. »
# Posté le mercredi 24 juin 2009 16:57